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Gatners évalue le marché mondial du SaaS 2012 à $14,5 Milliards

Publie le 23.04.2012 par Thierry Chevalier

Maya Dan, La Lettre du SaaS et du Cloud

Des prévisions à $14,5 Milliards pour 2012 avec une croissance de 17,9% par rapport au $12,3 milliards de 2011. Gartner ajoute même une croissance soutenue sur les 3 prochaines années pour atteindre $22,1 milliards en 2015

« Plus de dix ans après son apparition, le SaaS continue de croitre sur le marché des logiciels d’entreprises », Sharon Mertz, directeur de recherche chez Gartner. « La familiarisation avec le modèle SaaS, l’attention portée sur les budgets IT, le PaaS et l’apparition de communautés de développeurs ad hoc soutiennent l’adoption. »

Bien qu’une forte pénétration de marchés verticaux soit observée, les segments le plus dynamiques restent ceux d’applications horizontales communes.

« Les principaux freins à l’adoption variant en fonction des zones géographiques » explique Mertz :

Amérique du Nord : limites des customisations, et problématique d’intégration avec le legacy.

Europe : instabilité du réseau

Asie : déploiement plus long que prévu.

Les vendeurs sont très entreprenants car ils vont chercher des clients hors des marchés traditionnels grâce à des applis en langue locale et des alliances pour construire des datacenters locaux.

Sans surprises, les US forment le marché le plus volumineux et mature. $9,1 milliards prévu en 2012 et déjà $7,8 milliards en 2011. Les segments principaux sont : gestion des dépenses, comptabilité, messagerie et bureautique. Les appli de web conference sont bien utilisées (spécifique marché US cette fois-ci).

En Europe de l’ouest, après $2,7 milliards en 2011, les prévisions pour 2012 sont de $3,2 milliards. En Europe de l’est on passerait de $135,5 millions en 2011 à $169,4 millions en 2012. Deux vitesses de croissance pour la zone EMEA avec une perspective de croissance en Europe de l’est, Moyen-Orient et Afrique s’inscrivant plutôt sur le moyen/long terme, notamment pour des raisons d’infrastructures réseaux.

En zone Asie/Pacifique les revenus du marché SaaS passeraient de $730,9 millions en 2011 à $934,1 millions en 2012. L’adoption est fragmentée. En excluant le Japon, la zone se compose de marchés matures (Australie, Nouvelle Zélande, Hong Kong, Singapour, Corée du Sud, Taiwan) et de marchés émergeants (Chine, Inde, Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Vietnam, Philippines). Les applicatifs liés à la comptabilité sont les plus populaires, notamment en Chine et en Inde. Les fonctionnalités classiques des ERP sont dans les starting blocks, suivies de près par les suites bureautiques, messageries et CRM.

Bien que l’économie japonaise reste en difficulté et que les budgets IT soient limités, la demande SaaS progresse car les coûts sont plus bas et le temps de déploiement inférieur au modèle standard. De $427 millions en 2011, le marché devrait atteindre $495,2 millions en 2012. D’après Gartner, les segments les plus dynamiques d’ici à 2015 seraient le CRM et la messagerie. Les utilisateurs plébiscitent l’allègement de la gestion IT, l’agilité et la simplicité des déploiements et des coûts initiaux plus bas. Le SaaS est également vu comme un endroit sûr où stocker les data vis-à-vis des catastrophes naturelles. Les freins liés à la sécurité et à l’interfaçage avec le legacy restent tout de même présents.

En Amérique Latine, le marché évoluerait de $331,1 millions en 2011 à $419,7 millions en 2012. Les fonctionnalités de messagerie, et de comptabilité sont les plus populaires. Bien que l’adoption soit répartie géographiquement, le Brésil et le Mexique seront probablement les marchés les plus dynamiques. Les fonctionnalités ERP et CRM seraient les suivantes sur la liste.

Gartner comptabilise les revenus qui proviennent des licences, des souscriptions, de la maintenance, des updates, des upgrades et des services de supports

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Un marché de 2,8 milliards d’euros en France en 2012

Publie le 23.04.2012 par Thierry Chevalier

Par André Civade – La lettre du SaaS/Cloud

Rude journée pour Eurocloud qui organisait ses Etats Généraux le 21 mars.
Plusieurs angles d’analyse étaient proposés et Eurocloud décernait ses trophées, tout en annonçant un programme de recrutement de revendeurs.

Cette journée débute par des chiffres. D’abord, ceux de Sylvain Leterrier, advisory services director chez KPMG. Le cabinet d’audit et de conseil a réalisé une étude sur 900 décideurs de 15 pays différents, parue fin 2011. 75% des personnes interrogées voulaient débuter un projet à très court terme, la France étant plus en pointe que les Etats-Unis. La moitié des entreprises ou administrations interrogées avaient entamé un projet en cloud, 24% du full cloud, 35% du cloud partiel.

Sylvie Chauvin, la directrice du cabinet Markess devait pour sa parts estimer, pour 2012, le marché du cloud à 2,8 milliards d’euros en France avant d’atteindre les 3,8 milliards d’euros en 2014. La moyenne annuelle de la croissance étant de 11%. Le SaaS se taille la part du lion, le PaaS part de très bas, l’IaaS également.
La demande paraît forte dans le privé, faible dans le public. Les grandes entreprises montrent à 35% un intérêt soutenu pour le cloud, chiffre voisin avec les ETI, 38%, plus fort dans les PME ou les TPE, qui sont à 42%. Les administrations qu’elles soient nationales ou territoriales ne sont que 8% à manifester un intérêt soutenu pour ces projets.

Des dynamiques différentes

Voilà pour les chiffres de base. Au passage, Markess remarque qu’il faut distinguer entre les différentes formes de cloud, SaaS, IaaS et PaaS qui n’ont pas du tout la même dynamique. D’autres consultants interrogés par Pierre-José Billotte, attirent l’attention sur des angles différents.

C’est Dominique Dupuis du CXP qui souligne la distinction entre le full SaaS et les adoptions plus limitées. Les éditeurs eux-mêmes dégagent deux stratégies, soit ils développent eux-mêmes leurs plateformes, soit ils portent les solutions assurées par d’autres. Il peut donc y avoir beaucoup de confusion, chez les prestataires comme chez le client final.

Beaucoup d’interrogations aussi, notamment sur la faiblesse actuelle de l’IaaS. Pour KPMG, cette forme de cloud computing se développe en Chine, au Mexique, en Italie même, moins ailleurs. Un simple constat. Les consultants interrogés ont paru, malgré l’insistance de Pierre-José Billotte, « sécher » sur l’explication véritable. Il semble qu’en France, l’IaaS permet d’abord de pallier des besoins ponctuels sur l’infrastructure

Les français et les européens en général semblent en tout cas plus enclins à s’engager dans des projets complets, les américains restant sur des projets hybrides. « Ce marché par son essor en France me rappelle ceux de la SOA, des EAI, du Libre », explique Mathieu Poujol directeur des technologies chez Pierre Audoin, « les français mettent du temps mais une fois lancés restent dans une bonne dynamique ». Une analyse confirmée par KPMG dans son étude.

Il reste évidemment des blocages ou des inconnues. La gouvernance des projets cloud, remarque KPMG reste mitigée, soit les responsables solutions interviennent, soit les DSI contrôlent les projets. La véritable difficulté pour Mathieu Poujol vient de certaines équipes, plus difficiles à gérer et pourtant décisives, celles de la sécurité et du stockage en particulier.

Sans sécurité, pas de cloud

Finalement, ce marché du cloud computing est-il un marché mature ? Certains indicateurs classiques le laissent penser. Il commence par exemple à se concentrer, on le voit avec quelques grands rachats. SAP a avalé Success factors. De grandes alliances continuent à se nouer, SFR et HP récemment, Atos est entré dans une alliance mondiale. Un constructeur, une SSII, un opérateur, en France et à l’international, le cloud continue bel et bien de susciter de nouveaux positionnements. Et une crainte. Elle a trait aux conditions de sécurité, « sans sécurité, pas de cloud » on martelé plusieurs intervenants ». Sylvain Leterrier rappelle la brèche intervenu chez Sony et le piratage de 80 millions de comptes, pour lui l’évènement de l’année.

La croissance de toute façon devrait être à deux chiffres d’ici 2015, selon KPMG. Pour franchir cette nouvelle étape, les Etats Généraux ont mis sous le projecteur plusieurs angles. Deux ont retenu notre attention, la distribution et la mobilité.

« La crise économique floute un peu les aspects du marché les plus intéressants » souligne Pierre-José Billotte, non seulement président d’Eurocloud, mais co-animateur de sa commission distribution. Sur ce sujet il a visiblement décidé de retrousser les manches : « l’Idée a traîné et continue de traîner que le cloud pouvait se passer du channel, nous on pense qu’il ne peut se développer sans mobiliser le channel ».

Dans la réalité, cette mobilisation n’a rien d‘évident. Pour les revendeurs de software classiques, l’heure n’est plus aux marges confortables, les éditeurs les renvoient à d’hypothétiques services. Le modèle cloud pourrait donc être une alternative intéressante. Mais sa facturation et la marge à espérer provoquent encore des inquiétudes dans le channel. La solution ? Eurocloud va mobiliser comme jamais. Avec un programme, lancé à l’automne prochain, nommé Transformers.

Les Etats Généraux ont également mis le projecteur sur l’aspect mobilité. Serge Rozenblum, directeur Europe du sud de Strategy Analytics et président de séance n’a pas manqué de noter plusieurs informations recueillies au dernier salon de Barcelone (Mobile World Congress). L’arrivée d’un terminal chez Telefonica qui intègrera VMware, il est fabriqué par Samsung. Verizon rachètant un spécialiste, Cloud Switch. Et Deutsche Telekom qui fait du cloud en mobilité son objectif n°1.

Ces grands opérateurs sont en mouvement. En face, les utilisateurs mutent à grands pas. 40% des smartphones sont payés par l’entreprise, 10% des tablettes également. Le reste, par le particulier, c’est la preuve que le Byod (Bring your on device) est une réalité. « De plus en plus de devices, d’OS différents, d’utilisateurs nomades, voilà notre horizon » souligne Serge Rozenblum. Que doit faire l’entreprise, son réseau, sa DSI ?

Cette DSI va devoir prendre en compte ce qu’elle n’aime pas, des OS différents et des terminaux qu’elle n’a pas validés. Reste les applications et la sécurité. Un vrai casse tête. il va devenir, en matière de cloud et de mobilité, illusoire pour une DSI d’imposer un seul OS et un seul terminal. Ce sera « any time, any where, any device».

André Civade

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Edition 2012 du Baromètre des Prestataires Cloud Computing

Publie le 23.04.2012 par Thierry Chevalier

Edition 2012 du Baromètre des Prestataires Cloud Computing

A l’occasion des Etats Généraux d’Eurocloud le 21 mars 2012 MARKESS International a dévoilé la sixième édition du Baromètre des Prestataires Cloud Computing.

L’édition 2012 du Baromètre des Prestataires Cloud Computing délivre des éléments qui confortent l’évolution du cloud computing au sein de l’économie numérique française à partir de 5 indicateurs clés suivis depuis 2007. Cette édition s’enrichit cette année de 3 nouveaux indicateurs portant sur les apports du cloud computing à la création d’emplois, la création d’entreprises et aux investissements en R&D.

Il est renseigné à partir d’une enquête auprès de 100 prestataires*, permettant de mesurer leur perception de la demande des entreprises et l’évolution de leur activité.

Une synthèse, présentant l’ensemble des résultats de cette édition 2012, est accessible en téléchargement gratuit (cliquez sur ce lien pour y accéder). Celle-ci détaille les tendances pour dynamiser le marché du cloud computing en France (SaaS, PaaS, IaaS), l’impact du cloud computing sur l’économie française, les acteurs dominants à court terme et les chiffres du marché de 2009 à 2014. En voici ci-dessous un extrait.

Une demande en cloud computing toujours soutenue dans les entreprises privées, poussée par les TPE en 2012

Début 2012, les prestataires demeurent confiants vis-à-vis de la demande des entreprises privées pour le cloud computing (IaaS, PaaS ou SaaS). Ils sont toujours plus de 80% à estimer que les grandes entreprises, les ETI et les PME témoignent d’une demande modérée à élevée en solutions de cloud computing. Alors qu’en 2011, ils jugeaient les TPE en retrait, ils semblent plus optimistes pour 2012 avec 70% d’entre eux pensant que la demande sera aussi portée par ce segment de marché (contre moins de 40% en 2011). L’organisation progressive de canaux indirects appropriés peut sans doute expliquer cette appréciation positive de leur part.

 

 

En revanche, ils sont plus circonspects quant à la demande en provenance du secteur public. Ils sont plus de 40% à l’estimer faible pour 2012. Les caractéristiques propres à ce secteur peuvent expliquer cette frilosité quant à leur évaluation. [...]

Téléchargez la version complète du Baromètre des Prestataires Cloud Computing

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La France en tête de l’adoption cloud computing en Europe, selon IDC

Publie le 2.02.2012 par Thierry Chevalier

La France en tête de l’adoption cloud computing en Europe, selon IDC

 par Hervé Baconnet – La Lettre du SaaS et du Cloud

 

 

A l’occasion de la conférence « Cloud Computing 2012 », IDC a présenté sa dernière étude «  Cloud Computing 2011-2012 et projections 2015 ». Il en ressort qu’après une période d’attentisme, nous entrons dans une phase d’adoption, à un rythme quatre fois plus rapide que pour les autres innovations IT.

L’étude IDC estime le marché français 2011 du cloud computing à 924 millions d’euros et prévoit qu’il atteindra 3,5 milliards d’euros en 2015. Selon IDC, 25% des entreprises françaises ont déjà acheté des solutions cloud. Toutes ou presque envisagent aujourd’hui une adoption : 91% des entreprises s’y intéressent et 69% le font de manière active. IDC place même la France et le Royaume-uni en tête de la vague d’adoption cloud computing en Europe.

Face au choix épineux : cloud public, privé ou hybride ?, 20% des entreprises interrogées n’envisagent qu’un cloud privé (principalement les grandes entreprises), 12% exclusivement un cloud public (surtout les PME), 42% sont en train de réfléchir à leur positionnement, 19% n’ont encore entamé leur réflexion et 7% n’envisagent ni l’un ni l’autre.

D’un point de vue sectoriel, le secteur financier est en pointe, avec 52% des banques françaises ayant déjà investi dans des solutions cloud computing. Le secteur public est plus à la traîne avec un taux d’adoption à 22%.

Concernant la structure du marché, on compte aujourd’hui un très grand nombre de prestataires et IDC prévoit encore pour 2012 une petite montée du nombre d’offres. Un phénomène de concentration devrait rapidement prendre le pas, avec des offres de plus en plus intégrées et la création d’écosystèmes. Ce modèle d’intégration verticale devrait tenir le haut du pavé jusqu’en 2020, date à laquelle IDC prévoit un nouveau basculement vers un modèle spécialisé.

Les avantages attendus par les entreprises françaises choisissant le cloud computing sont, bien sûr, le paiement à l’usage, les réductions de coûts, le faible investissement de départ et la rapidité d’implémentation. Les freins qui subsistent sont les interrogations liées à la sécurité, l’irréversibilité du basculement vers le cloud computing, l’immaturité des offres (même si cet obstacle s’estompe nettement), les soucis d’intégration et d’interopérabilité des différentes solutions cloud.

Si le principal sujet de préoccupation des prospects reste la sécurité, Nicolas Baron, responsable de la ligne de services cloud chez IBM France, constate que « la sécurité était un sujet bloquant il y a encore deux ans : c’est devenu juste un sujet majeur dans nos discussions  avec nos clients ».

Eric Haddad, Directeur de Google Entreprise France, face à ces interrogations concernant la localisation des données, souligne la nécessité de rapprocher l’information d’utilisateurs de plus en plus mobiles, pour réduire le temps de latence. De plus, rien n’oblige les entreprises à basculer complètement leurs données dans le cloud : dans le cadre du contrat gigantesque (130 000 utilisateurs) signé par Google Apps avec BBVA la semaine dernière, pour respecter les contraintes légales, les données bancaires des clients ont été isolées et n’entreront donc pas dans le champs de la solution cloud.

Enfin, tout choix technologique, en mode onpremise ou cloud, entraîne des coûts d’intégration ou de migration si on fait machine arrière : Google incite ses prospects à construire un véritable business case de transition vers le cloud computing, incluant les coûts de migration des données, qui peuvent être évalués par un prestataire lors d’un atelier organisé par Google.

 

 

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Point sur… l’ADN d’EuroCloud

Publie le 16.09.2011 par Thierry Chevalier

« Aider les entreprises à monter la première marche… »

5 questions à Pierre-José Billotte, Président de EuroCloud

Cloud Computing et innovation vont-ils de pair ?
Oui, le Cloud Computing est un grand générateur d’innovations. C’est une transformation de la filière IT au travers de sa «webification». Cela conduit à la reconstruction d’une nouvelle filière, de fourniture de l’IT sous forme de services en ligne. On redéveloppe donc sous forme web toutes les applications qui existent déjà, et en les réinventant. C’est par exemple le cas de We are Cloud et leur solution de Business Intelligence BIME. Il y a donc un formidable gisement d’innovations et d’activités nouvelles, ainsi qu’un développement de nouvelles structures, qui sont totalement dans l’ADN du Cloud Computing.

Quelles sont les actions d’Eurocloud pour soutenir cette innovation ?
Nous -mais aussi les pouvoirs publics- devons être bienveillants pour mettre toute cette richesse en valeur. Nous jouons ce rôle depuis plusieurs années, mais nous avons fait évoluer notre stratégie pour la décliner en trois étapes : une mise en lumière de certaines start-ups que nous jugeons pertinentes à travers les rendez-vous mensuels «Les Start-ups du mois»; les Trophées du Cloud Computing, qui concernent à la fois les innovations mais aussi les développements de ces nouvelles solutions dans l’entreprise et dans les organismes publics; et le prolongement de ces actions au niveau de l’Europe, avec la création très récente de groupes de travail européens, les European Working Groups. Le premier porte d’ailleurs sur l’innovation.

Est-ce incontournable d’avoir une visibilité européenne ?
Oui, la dimension européenne est très importante, en particulier dans le Cloud, car nous sommes dans une logique de mondialisation informatique. J’aime souvent faire le parallèle avec l’industrie automobile, qui elle aussi a connu cette mondialisation : la fabrication d’une voiture ne se fait plus sur une seule et même chaîne, mais sur de nombreuses chaînes, réparties dans le monde entier. Dans le Cloud, ce sera pareil. Un service Cloud est composite, il s’agit d’éléments applicatifs hébergés à divers endroits dans le monde. Grâce à nos actions, les Start-Up, et notamment celles qui gagnent un trophée, sont mises en lumière au niveau Européen, et donc, au niveau mondial. Cela a été payant par exemple pour Runmyprocess, qui a gagné il y a 3 ans, ou maferme.com, qui a gagné il y a deux ans, qui ont eu ainsi des opportunités pour développer leurs entreprises.

Que manque-t-il encore pour aider les starts-up en France ?
Du financement « efficace » !
Clairement, aujourd’hui, l’élément clé manquant est un fond d’amorçage dédié au Cloud Computing, et qui soit une intervention publique directe. OSEO est un vecteur efficace, mais se limite aux fonds propres. Les Start-Up qui n’ont pas de chiffre d’affaires ne peuvent pas devenir compétitifs sans fonds d’amorçage. Nous avons remis 17 recommandations au ministre de l’Industrie et de l’Economie numérique en mars dernier, et ce point en faisait partie.
Pour l’heure, la voie choisie par le gouvernement n’est pas la bonne…

Des projets ?

Pas encore mais nous avons plein d’idées. Je pense par exemple que EuroCloud est un lieu favorable pour héberger un incubateur spécialisé dans le Cloud Computing. Il n’y a pas meilleur conseil pour une Start-Up que de la mettre en contact avec la communauté. C’est un axe sur lequel nous réfléchissons, à court terme.

Pierre-José, merci de votre témoignage…

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